Les facteurs favorisant l'addiction aux jeux d'argent

Pourquoi un joueur sombre-t-il peu à peu dans l'addiction aux jeux d'argent ? Bien évidemment, il n'existe pas une seule et unique cause qui puisse expliquer cela. Personne n'est non plus parvenu à dégager une série de raisons bien précises pouvant entraîner, plus que n'importe quelles autres, une telle dépendance. En effet, chaque cas se révèle tellement différent qu'aucun cadre définitif ne pourra jamais répondre à une question aussi générale. Néanmoins, on retrouve quand même différents facteurs plus courants que d'autres que nous allons maintenant détailler.

Les facteurs psychologiques

Joueuse dépendante à la loterie

Tout d'abord, nous pouvons remarquer que la majorité des joueurs compulsifs tentent d’attirer l'attention des autres ou de prouver un sentiment de malaise.

Certains se sentent également contraints d'obtenir des succès spectaculaires pour plaire à autrui. Au cours de leur vie, ils ont souvent appris qu'on est apprécié pour ce que l'on fait et non pour ce que l'on est. Souvent, ils pensent également que la persévérance est une grande qualité. C'est pour cette raison qu'ils retournent très régulièrement jouer de manière à essayer de remporter d'énormes sommes d'argent.

D'autres joueurs compulsifs expriment en jouant une certaine forme de colère ou de rébellion. Ils pensent, en effet, que cette activité sera jugée comme déviante et dérangeante par leur entourage.

Enfin, beaucoup tentent de fuir des sentiments douloureux. Par exemple, les dépressifs peuvent ressentir un regain d'énergie ou une libération d'endorphine en misant de l'argent. De plus, le jeu requiert un minimum d'attention, ce qui permet d'oublier ces soucis et de ralentir les personnes hyperactives.

Les facteurs physiologiques

Plusieurs études démontrent aujourd'hui que certains joueurs développent peu à peu une véritable dépendance physiologique aux jeux d'argent.

En effet, cette activité suppose des réponses neurologiques, proportionnelle aux montants attendus, dansdes régions du cerveau impliquées dans la consommation de cocaïne. De même, l'obtention de gains active un réseau de circuits neurologiques communs avec les drogues euphorisantes.

En conséquence, plus la pratique des jeux d'argent se révèle longue et fréquente, plus les risques de dépendance physiologique augmentent. Plusieurs neuro-transmetteurs, comme l'endorphine et la dopamine, semblent jouer dans cette dépendance un rôle comparable à celui qu'ils ont dans la dépendance aux drogues neuro-stimulantes comme la cocaïne.

Les facteurs cognitifs

Pour beaucoup de scientifiques, la programmation des machines à sous induit une distorsion cognitive chez les joueurs, ce qui pourrait expliquer notamment le pourcentage important de joueurs compulsifs accrocs à ce type de jeux qui est impliqué dans 90 % des problèmes d'addiction. Cette fameuse distorsion serait due à divers éléments.

Citons notamment une habile combinaison entre la fréquence assez élevée des gains et leurs montants. En effet, on peut souvent remporter de l'argent mais les sommes significatives se révèlent plutôt rares. La balance peut ainsi sembler assez équilibrée aux joueurs alors que ces jeux sont indiscutablement en faveur de la banque.

Il faut aussi compter sur la simulation d'un processus mécanique. Cela donne l'impression que le résultat de la rotation des rouleaux est déterminé mécaniquement. Le joueur a donc souvent l'impression d'être passé juste à côté d'un gain, puisqu'il arrive fréquemment qu'un symbole permettant de remporter beaucoup d'argent soit placé juste un cran au dessus ou au dessous, alors qu'en fait le résultat est déterminé via un logiciel juste au moment où les rouleaux se mettent à tourner.