Qui est concerné par la dépendance ?

Joueur compulsif devant une machine à sous

Tout le monde, ou presque, a joué, joue ou jouera. En effet, il s'agit d'une activité universelle et fondamentale de l'homme. En ce qui concerne les jeux d'argent, cela reste une pratique très courante dans nos sociétés modernes puisque une étude prouve que 2 adultes sur 3 pratiquent au moins une fois dans l'année cette activité.

Pour la majorité des joueurs, elle n'est pas synonyme de ruine, de drogue ou de dépendance. Elle demeure ainsi parfaitement saine. Tant que le jeu reste un simple loisir, il se révèle assez anodin. Le joueur régulier et même le flambeur qui parvient se raisonner et à s'arrêter avant qu'il ne soit trop tard ne peut être considéré comme un malade. Ainsi, le comportement normal d'un joueur n'a jamais inquiété.

Malheureusement, certaines personnes ne parviennent pas à garder le contrôle. Ils deviennent obnubilés par le jeu et n'hésitent pas à parier plus d'argent qu'ils peuvent se permettre d'en perdre. On parle alors de joueurs compulsifs.

2% de la population adulte mondial

Au niveau international, les experts estiment que l'addiction aux jeux d'argent concerne un peu plus de 2% de la population adulte. Il s'agit d'un consensus obtenu grâce aux principales études mondiales sur le sujet, avec un taux moyen estimé à 2,1%. En comparaison, les accrocs aux drogues illégales représentent 6 à 8% de la population, à l'alcool 8 à 10% et au tabac 25%.

Un pourcentage lié à l'accès aux jeux

Ce taux de 2,1% a tendance à croître dans le temps, ce qui indique que ce pourcentage augmente avec l'accès aux jeux de hasard. Une telle hypothèse est confirmé par le cas australien qui détient le record aussi bien en terme de nombre de machines à sous et de joueurs pathologiques estimés à 7% de la population. A las Vegas, on retrouve également d'avantage de joueurs pathologiques que dans la moyenne nationale.

Personne n'est à l'abri

Tous les âges et les catégories socioprofessionnelles sont concernées. Ainsi, chaque joueur doit rester bien attentif sur sa pratique. Il suffit d'être un peu fragilisé dans sa vie (divorce, licenciement, deuil...) pour que les comportement à risques se généralisent. Ensuite, la dépendance n'est pas loin. Elle peut s'installer particulièrement vite.

Au sein des joueurs réguliers

Il reste néanmoins un certitude : les joueurs pathologiques se retrouve majoritairement au sein des joueurs réguliers. En France, différentes études nous montrent que :

  • 32% des joueurs de la Française des Jeux jouent au moins un fois par semaine,
  • 32,5% des fans de machines à sous jouent plusieurs fois par semaine et 5,7 tous les jours,
  • 34% des amateurs de PMU jouent une à plusieurs fois par semaine et 9% tous les jours.

De la même manière que l'on retrouve plus d'alcooliques dans les bars que dans la population globale, il y a aussi plus de joueurs compulsifs dans les casinos. On estime ainsi que 8 à 15% des clients sont dépendants, c'est-à-dire qu'environ une personne sur 10 dans un casino souffre d'une addiction aux jeux d'argent.